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Pater (à 14h30 et 19h)

3 déc. au 4 déc. Théâtre Jules Julien Théâtre
Pater (à 14h30 et 19h)

Pater

Compagnie 2.1

 

Jeudi 3 décembre à 19h

Vendredi 4 décembre à 14h30 et 19h

 

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Deux hommes se retrouvent dans le studio d’enregistrement d’une grande radio nationale. L’un est journaliste, l’autre est écrivain. Le voyant rouge s’allume : « Valentin Plagné, vous êtes notre invité du jour et j’ai le plaisir de vous avoir à mes côtés car vous venez de publier un livre sur votre père. »
L’émission débute. L’intimité de l’émission radio permet de dresser un premier tableau : celui d’un fils, écrivain, qui, deux ans après la mort de son père, regrette de ne lui avoir jamais parlé. Ce dialogue au micro est rompu par la scène suivante. Deux frères sont attablés dans un salon à l’ancienne et attendent un appel téléphonique.
Ils patientent puis agissent pour combler le vide. Le salon devient un immense espace catastrophe burlesque d’actions et de textes.
Le téléphone sonne : « Allô ? Coucou papa, tu as les résultats ? » On comprend que le père est malade et qu’il attend des résultats d’analyses. Au milieu du salon paternel, ils pataugent dans les objets qui ont marqué leur enfance. Leur frénésie est à la fois décalée, drôle et touchante. « Il va bien. Finalement, il n’a rien - Tu es sûr Valentin ? - Oui, j’en suis sûr, les résultats sont négatifs, il rentre par la ligne 8. » Le soulagement est palpable. Ce n’est qu’un sursis.
Nous remontons le fil de l’histoire de Valentin Plagné.
Les deux comédiens s’approchent de l’avant-scène. Sur deux chaises, ils racontent les souvenirs de leur enfance. Nous continuons à remonter le temps. Celui des souvenirs, de la trace et de l’héritage.
Dernière scène : les pères des deux comédiens apparaissent en projection sur le fond blanc de la scène. Diffusion d’interviews réalisés quelques années auparavant : « Tu sais papa, un jour, j’aimerais faire un spectacle et, si tu es d’accord, il pourrait parler de toi, de notre relation, de tout ce que tu m’as transmis. Ça ne te dérangerait pas que je filme et que tu me racontes quelques souvenirs ? » Les interviews croisés des deux pères se poursuivent.
Les comédiens ont disparu du plateau. Puis le mur blanc de projection se lève. Dans la profondeur du plateau apparaît un studio de tournage. Le spectateur comprend que les interviews sont en cours. Les pères des comédiens sont présents et répondent aux questions de leur fils. Ils voulaient parler, comprendre, vivre et faire ensemble. C’est chose faite. Puis, les deux pères s’avancent. Le mur blanc se baisse derrière eux. Ils se retrouvent seuls, s’attablent et reprennent les dynamiques de corps de leur fils dans le salon à l’ancienne laissé en ruine. Le téléphone sonne. Un des deux pères décroche : « Allô ? Oui papa. Ça va ? Tu reviens ? On t’attend. » NOIR

 

Tout public à partir de 13 ans

1h10

 

mise en scène : Guillaume Buffard ; interprétation : Guillaume Buffard et Jonathan Sansoz ; collaboration artistique : Lisa Como ; textes : Guillaume Buffard et Jonathan Sansoz ; extraits « Des Noms du Père » de Jacques Lacan ; extraits de «Le Père » de Heiner Müller

Copyright : Patrick Nigou

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